Projet de Saint Léger Vauban – L’épreuve de force va s’engager

Dans un article du Bien public de ce jour (vendredi 14 juin), AboWind joue les gros bras.

Les industriels nous prennent-ils pour des c… !

Morvent en Colère s’interroge sur le rôle de la presse. Donner ainsi la parole à un industriel, sans filtre, sans aucune limite sur le contenu et en face limiter la parole des citoyens, membres d’associations de défense des paysages, cela ne parait pas équilibré.  Personne de Morvent en Colère n’a été contacté pour exprimer le point de vue citoyen !

Morvent en Colère s’interroge sur le rôle du Parc Régional du Morvan.  D’un côté, ce dernier dit n’avoir qu’un rôle consultatif, d’un autre il dit qu’il a un devoir de responsabilité face aux paysages, face à l’activité économique et touristique, mais aussi qu’il doit être promoteur des énergies renouvelables !  Dire une chose et son contraire, manier l’incohérence dans un même discours ne les stoppe pas !

Que dit Abowind ?

  • « Que le projet s’oriente vers une diminution du nombre d’éoliennes ».
    Pour Morvent en Colère qu’il n’en reste que 3 ou 5 ne change rien à l’affaire, ce sont 3 à 5 de trop
  • « … avons décidé de ne plus faire de réunions publiques, de privilégier les rendez-vous en petit groupe »
    Morvent en Colère constate qu’Abo Wind n’est pas capable d’argumenter solidement et refuse le débat. Cette attitude est en totale contradiction avec les textes gouvernementaux qui demandent des réunions de concertation, et non des réunions d’enfumage
  • « l’enquête publique aura lieu courant 2020 »
    Morvent en Colère peut aussi affirmer avec le même aplomb que ce calendrier ne tiendra pas.

Que dit le directeur du Parc Régional du Morvan(PNR) ?

Egal à lui-même le PNR n’hésite pas à manier l’incohérence. Celle qui voudrait rendre compatible des structures éoliennes avec le développement et la croissance des flux touristiques. Cette position du PNR est reprise dans le projet de charte 2020-2035 lequel comprend de nombreuses ambiguïtés, de véritables contradictions.

  • « Le paysage est le fil rouge de la charte,
  • La forêt est une richesse du parc, sur le plan économique mais aussi des paysages
  • Le tourisme est une activité forte, représente 8 % des emplois (6,4 % pour l’activité agricole)
  • Les emplois de services liés à l’économie résidentielle représentent 71,7 % de l’emploi total
  • Le Morvan est une réserve de biodiversité
  • L’élevage est le pilier de l’agriculture, ….
  • La protection des milieux humides est une priorité
  • Faire du parc une zone de réserve internationale de ciel étoilé (RICE) »

Morvent en Colère s’interroge et conclut.

Si demain il y a des éoliennes dans le PNR du Morvan, notamment à Saint Léger Vauban, alors :

  • Les paysages seront dénaturés par les éoliennes et perdront leur âme actuelle, vecteur de tourisme, de santé et de sérénité.
  • Le mouvement de rotation des éoliennes détruira le calme visuel de nos paysages,
  • Le bruit des éoliennes sera d’autant plus perceptible qu’actuellement (étude AboWind), les bruits de fond sont très faibles, et le lac de Saint Agnan favorisera cette transmission des bruits, particulièrement sur le lac gelé.
  • Les infrasons perturberont les habitants ; ne pas oublier que la population du Morvan est âgée et c’est notamment cette catégorie de personnes qui est sensible aux infrasons,
  • Les conséquences pour l’élevage sera dramatique, perte de lactation, perte de reproductivité, malformations, alors même que dans un rayon de trois kilomètre ce sont plus de 2000 animaux d’élevage qui pâturent.  (Les exemples de telles nuisances en France sont de plus en plus nombreux, par exemple à Nozay, sur un projet réalisé par AboWind).
  • Le mouvement des pales détruira une partie de notre faune, notamment des espèces protégées
  • Le saccage de la forêt détruira aussi une flore protégée,
  • Les touristes et néo résidents se retireront, comme déjà constaté, …

Alors où est la cohérence d’un tel projet de charte qui veut tout et son contraire, sous prétexte d’avoir un territoire à autonomie énergétique, alors que grâce au bois et à l’hydraulique le Morvan est déjà très en avance : que se passera-t-il quand les éoliennes ne fonctionneront pas ? Aujourd’hui une éolienne produit 25 % de sa capacité installée nécessitant de compléter sa production par des centrales à gaz ou à charbon (heureusement il n’y en pas dans le Morvan) ; il ne faut pas compter sur la répartition géographique car les systèmes anticycloniques sont bien au-delà de la petite échelle du Morvan.

Selon M. Caumont 80 % du territoire du parc régional n’est pas éligible. Soit,  mais pour les 20 % restant que propose-t-il ?  Mettre en place des machines de plus de 220 mètres de haut ?

Pour Morvent en Colère cette vision de l’avenir, cette vision de l’espace est absurde. Ces machines bien que n’occupant que de toute petites surfaces rayonnent à plus de 30 kms à la ronde. Dès lors cela signifie que tout le Morvan serait en réalité impacté. Le PNR, sa direction ne raisonne pas en 3 dimensions, mais en deux. C’est-à-dire que toutes leurs analyses et projection sont pour ce type de projet, hors du monde réel !

Le PNR rappelle avoir fait des études de recevabilité en 2013. Ces études sont caduques et n’ont plus aucun sens. Les éoliennes prises en compte avaient une hauteur de 150 m en bout de pales alors qu’il s’agit maintenant de 220 à 240 m,

Enfin le Parc discute avec le promoteur. Mais que fait-il pour écouter les habitants et usagés directement concernées ? Rien car la seule réunion que MeC a eu avec les responsables du parc sur ce sujet date d’il y a plus de 1 an. Le PNR campé sur des idéaux dogmatiques n’a fait preuve d’aucune capacité d’écoute et de collaboration. Par contre le Parc a organisé plein de choses pour justifier ses positions aberrantes : visite d’un site avec un compte-rendu digne de la plus mauvaise foi, réunions de promotion des énergies nouvelles et notamment des éoliennes …

Tout ceci nous conforte dans notre combat. Nous avons une opportunité de nous faire entendre à l’occasion de l’enquête publique sur le projet de charte.

Participons à cette enquête publique et manifestons notre désaccord en signant la pétition en ligne.

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